7 juillet 2026 · 3 min de lecture

L’EES est en service, l’ETIAS arrive : la nouvelle frontière pour les voyageurs hors UE

Olga Caballero & Co. Olga Caballero & Co.Cabinet juridique · Tenerife et Fuerteventura

Pendant des décennies, la trace de vos allées et venues en Espagne fut un tampon baveux dans un passeport. Cette époque est finie. Le système d’entrée-sortie de l’UE (EES) a achevé son déploiement progressif et fonctionne pleinement depuis le 10 avril 2026 : les voyageurs hors UE sont désormais enregistrés biométriquement — visage et empreintes — et chaque entrée et sortie est consignée de façon centralisée.

Ce que l’EES change en pratique

La fameuse règle des 90 jours sur 180 pour les visiteurs n’est pas neuve. La nouveauté, c’est qu’elle est désormais comptée par un ordinateur, pas estimée par un agent :

  • Vos jours restants sont calculés automatiquement à chaque passage.
  • Les dépassements — même accidentels — sont enregistrés et peuvent peser sur les entrées futures.
  • Le folklore du « personne ne vérifie les dates », sur lequel comptaient certains propriétaires de résidence secondaire, a pris sa retraite en silence.

Les citoyens de l’UE — Français et Belges compris — ne sont pas concernés : ils voyagent sans décompte. Mais si vous recevez de la famille ou des amis hors UE, ou si votre conjoint ne l’est pas, l’arithmétique du calendrier mérite désormais la même attention que votre situation fiscale.

ETIAS : une étape de plus, fin 2026

La seconde pièce, l’ETIAS, devrait démarrer au dernier trimestre 2026 (l’UE n’a pas fixé la date ; une période de grâce est prévue). Ce n’est pas un visa : c’est une autorisation de voyage en ligne, semblable à l’ESTA américaine, avec une petite redevance et une validité pluriannuelle. Les voyageurs exemptés de visa — dont les Britanniques — devront l’avoir avant l’embarquement. Consultez l’information officielle de l’UE avant de voyager ; méfiez-vous des sites « de demande » non officiels aux frais gonflés.

Plus de 90 jours ? Les voies qui restent (hors UE)

Le golden visa espagnol a pris fin le 3 avril 2025 — l’immobilier n’achète plus la résidence. Les voies principales aujourd’hui :

  • Visa non lucratif — pour qui vit de pensions, d’épargne ou de revenus passifs, avec couverture santé privée.
  • Visa nomade numérique — pour salariés à distance et indépendants aux clients non espagnols, avec des options fiscales attractives dans certains cas.
  • Permis de travail et d’indépendant — y compris les voies améliorées du règlement sur l’immigration en vigueur depuis mai 2025, qui a aussi raccourci plusieurs parcours d’arraigo pour qui est déjà en Espagne.
  • Regroupement familial et voies des membres de famille de citoyens UE.

Chacune a des seuils de revenus et des papiers qui changent souvent — les chiffres actuels, nous les confirmons le jour où vous les demandez, pas depuis un vieil article.

NIE ≠ résidence

Une dernière confusion inusable : le NIE est un numéro d’identification — il sert à acheter un bien, ouvrir un compte ou payer des impôts. Il ne donne pas le droit de vivre en Espagne. La résidence est une démarche à part, avec ses statuts et ses renouvellements — pour les Français, le certificat d’enregistrement UE.

La frontière est désormais numérique. Vos projets devraient l’être aussi : comptés, documentés et déposés à temps.

Notre équipe résidence et immigration mène les dossiers de bout en bout, en dix langues de travail — parlez-nous de vos projets.

Cette note est une information générale, pas un conseil juridique. Pour votre situation concrète, faites-vous conseiller par un professionnel.

Vous vous demandez ce que cela signifie pour votre cas ?

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